"Tout au long de mon parcours existentiel, je suis amenée à défendre les intérêts des usagers, répondre à la demande des consulats marocains, brésiliens en vue d’apporter des éléments juridiques d’actualités visant à défendre au mieux l’ensemble des acteurs et organismes qui me sollicitent. Ma double culture franco-marocaine, celle de mes collaborateurs, ainsi que mon mandat d’adjoint au maire, en complément de mes activités associatives et professionnelles sont devenues des richesses et des compétences juridico-professionnelles solides. Des compétences me permettant de m’adapter à toutes situations conflictuelles, pouvant d’entrée de jeu, mesurer les lois qui s’appliquent et la décision de justice équitable à rendre. A ce jour, je ne souhaite pas faire le palmarès du nombre de fois où je ne me suis pas trompée quand on m’a sollicité pour venir en aide à des usagers dont leur vie était en danger.

A travers tous les dossiers dont j’ai la charge depuis une bonne quinzaine d'années, allant de la simple infraction du code de la route, en passant par des licenciements abusifs, des problèmes d’héritage au Maroc, jusqu’à expulsions discriminatoires du territoire français… ; j’ai dû faire preuve de beaucoup d’impartialité, objectivité, écoute active, de pédagogie, de psychologie. Des qualités humaines à consolider tous les jours  avec autrui, afin de mieux appréhender le sens de la légalité et le respect absolu de l'intégrité de individu.

Par ailleurs, en travaillant en collaboration avec des d’avocats sur le territoire français, marocains, brésiliens, j’ai commencé à identifier l’importance de mieux collaborer avec ses derniers et accompagner les usagers issus et/où originaires de  l’immigration, au mieux. Bien souvent ces derniers ne connaissent pas du tout le fonctionnement et le rôle des institutions judiciaires. Malgré l’existence de certaines associations interculturelles, de défense des droits des particuliers, étrangers,  maison de justice, les usagers ont du mal à comprendre le fonctionnement et le rôle des institutions judiciaires et publiques. Parmi eux certains sont également sans ressources. Un nombre avocats très compétents ne veut pas les accompagner. Ils confirment qu’ils ne sont pas gagnants financièrement avec ces usagers. D’autres avocats refusent catégoriquement l’aide juridictionnelle. Tous ces constats négatifs parfois impactent sur les relations bilatérales, et la dignité de ces victimes qui ont le droit à une défense équitable au nom de leur dignité humaine et intégration progressive. C’est l’une des raisons pour lesquelles, j’ai voulu m’inscrire en tant que interlocutrice privilégiée entre les usagers, les services consulaires  me sollicitant et les institutions françaises, en créant enfin la structure ‘ Association du Droit à la Justice Pour Tous’.

La somme de mes connaissances et expériences pluridisciplinaires acquises dans le domaine du « droit à la justice pour tous », me permettent aujourd’hui de mieux cerner et assurer  l’importance de la corrélation logique de l’intention originelle du cadre judiciaire piloté par le Législateur et la mise en application des lois par le corps judiciaire.

Personne ne m'empêchera ainsi que mes collaborateurs à défendre l'ensemble des justiciables qui nous sollicitent dans la lumière de la vérité visible. A quoi bon vivre, si nous sommes dans l'incapacité de porter secours, assistance et fraternité à son prochain. Le vrai travail d'une vie se construit tout au long de celle-ci, loin de ego, loin du pouvoir, loin de l'orgueil, loin des envieux et proche de la sérénité humaine. Au final le plus heureux et celui qui a compris le sens de son existence en corrélation avec le fruit de sa perséverance.

 

"Le but de tout homme qui commande aux autres doit être de rendre heureux ceux qui se trouvent sous son empire. Diriger, ordonner ce qui est juste, ce qui est utile, ce qui s'accorde avec les lois, telles sont les fonctions des magistrats. Les lois sont au-dessus des magistrats ; ceux-ci sont au-dessus du peuple ; et l'on peut dire avec vérité que le magistrat est une loi parlante, et la loi un magistrat muet.
Cicéron ; Des lois - env. 52 av. J.-C."

"L'intelligence ne se mesure pas des pieds à la tête, mais de la tête au ciel.

Napoléon Bonaparte - Empereur, Général, Homme d'état, Militaire (1769 - 1821)"

MERIAM LAOUEJ"

Présidente Fondatrice-Juriste ADDJPT